Burundi : inquiétudes de l’opposition face aux «hésitations» de la communauté internationale

burundi-oppositionLe CNARED, la principale coalition d’opposants burundais a regretté ce mercredi, les « hésitations » de la communauté internationale et a exhorté l’Union africaine (UA) à activer l’envoi d’une force d’interposition au Burundi, malgré le refus du président contesté Pierre Nkurunziza.

« Le risque de ces hésitations de la communauté internationale pour appuyer le peuple burundais, c’est la résurgence des mouvements armés et des rébellions », a prévenu Léonard Nyangoma, le président du Cnared, à l’occasion d’une conférence de presse à Bruxelles.

« S’il y a des hésitations au niveau de la communauté internationale, certainement le peuple burundais, en légitime défense, va s’organiser pour se défendre contre l’agression de Pierre Nkurunziza qui a déclaré ouvertement la guerre à son peuple », a-t-il averti.

Le président du Cnareda plaidé pour l’envoi d’une force de paix de l’UA au Burundi, un sujet qui sera débattu par les chefs d’Etat et de gouvernement en fin de semaine lors d’un sommet qui se tient présentement à Addis Abeba.

Mais le déploiement de la Mission africaine de prévention et de protection au Burundi (Maprobu) de l’UA pose problème car le président Nkurunziza a promis de la « combattre » comme « une force d’invasion et d’occupation ».

« La communauté internationale et l’Union africaine en particulier ne doivent pas tergiverser », a plaidé le Cnared dans un communiqué.

Nyangoma a appelé une fois de plus à un « dialogue inclusif pour un régime de transition, à l’exception du président sortant », devant mener à « des élections crédibles dans un délai raisonnable ».

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