Le Sénégal reçoit l’ATAF

Depuis lundi dernier, la capitale sénégalaise, Dakar, abrite l’assemblée générale du Forum Africain des Administrations Fiscales (ATAF). Cette rencontre – placée sous le thème « Souveraineté, concurrence et coopération fiscale : les avantages et risques liés aux avantages et exonérations fiscales pour le développement économique en Afrique » – permettra d’achever et d’adopter un traité commun afin de lutter contre l’évasion fiscale sur le continent noir. Une initiative à laquelle le pays hôte adhère amplement. En fait, ce n’est que la suite des travaux de la réunion de Pretoria, qui a eu lieu en juillet dernier. Les 21 pays membres de l’ATAF avaient alors entamé des réflexions sur un traité qui autorisera une surveillance internationale en vue de combattre l’évasion fiscale. En clair, les Etats d’Afrique et ceux des autres continents vont s’engager, au travers du document, à s’échanger des informations en rapport avec les contrôles fiscaux. De la sorte, la fuite des capitaux africains vers les pays développés sera limitée. Selon le secrétaire exécutif ad intérim de l’ATAF, M. Wort Logan, les capitaux illicites émanant des pays en développement « oscillent entre 500 et 800 milliards de dollars américains par an », ce qui dépasse « le niveau de l’aide (publique au développement) » reçue par les mêmes Etats. Pour lui, le défi du continent noir « consiste à endiguer le fléau de la fraude et de l’évasion fiscales et les sorties des capitaux hors des économies africaines ». Le Sénégal, qui reçoit cette assemblée générale, est tout à fait partant pour ce projet. Son ministre de l’Economie et des Finances, M. Amadou Kane, a même annoncé une des visées de l’actuel gouvernement dans le secteur : instaurer « une fiscalité incitative, équitable et efficace, garante des droits et libertés du contribuable ».

 

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