Burundi : Taxation sur les importations de véhicules usagers

La réduction du budget général de 2012 due aux effets de la crise financière internationale sur l’économie burundaise et à la hausse des prix des produits pétroliers et des denrées alimentaires, a conduit l’Etat burundais à adopter un certain nombre de mesures drastiques pour générer et renflouer un peu les caisses publiques. Parmi ces mesures, la loi rétroactive du 29 juin 2012 qui frappe d’une nouvelle taxe les véhicules usagers fabriqués avant 1992.  Une loi qui bien entendu n’est pas du goût des importateurs burundais qui ont affiché leur mécontentement et l’on fait savoir au gouvernement. En effet les importateurs burundais estiment que cette loi devrait concerner les véhicules importés après le 29 juin 2012, date d’adoption du décret,  et non ceux qui ont déjà été commandés avant la promulgation de la loi. Le malaise se trouve surtout, comme l’indique un importateur : « cette loi frappe aussi des véhicules qui sont au port de Bujumbura depuis longtemps avant cette date à cause des lenteurs administratives dans l’obtention d’un document de non redevabilité ». Ce qui remet en cause la lenteur caractérisée des administrations africaines en générale qui sont minées par la corruption et le népotisme. Des agissements qui ralentissent comme on peut s’y attendre les échanges et les flux commerciaux, et donc le dynamisme de l’économie nationale.

Mise à part la taxation des importations de véhicules usagers, les autres mesures adoptées par le gouvernement comprennent l’augmentation de la taxe de consommation sur la bière, les limonades, l’eau minérale, le tabac, les vins et les spiritueux ainsi que les téléphones mobiles.

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