La RD Congo risque de perdre ses partenaires…

La République Démocratique du Congo (RDC) va devoir encore attendre avant d’espérer obtenir un financement de la part de ses partenaires bilatéraux et multilatéraux. En effet la 4ème revue du Programme économique du gouvernement (PEG2) n’a pas abouti aux résultats escomptés. Ainsi donc le gouvernement congolais ne pourra pas s’attendre d’ici février ou mars 2012, à un financement vis-à-vis de ses partenaires notamment du Fonds Monétaire Internationale (FMI) et de la Banque Mondiale (BM). Au cours de ces assemblées qui ont été organisées à Kinshasa et à Washington autour du PEG2, les tentatives du ministre congolais des Finances Matata Ponyo Mapon, pour justifier la maitrise du cadre macroéconomique congolais par l’appréciation du franc congolais face au dollar, ont été vaines. Il en résulte donc qu’aucun consensus n’a été obtenu entre les différentes parties présentes jusqu’à aujourd’hui. Le dossier semble avoir été classé car Washington, de son côté, estime que cette impasse est imputable à la non transparence du gouvernement congolais, spécialement dans le secteur des ressources naturelles. Par ailleurs le gouvernement congolais quant à lui n’a pas été en mesure de fournir des pièces justificatives et des explications convaincantes sur des contrats signés entre la Sodimico et Gecamines au Katanga. Des faits reconnus par M. Matata Ponyo sur la radio Top Congo, émettant à Kinshasa. Outre ce fait, un communiqué de l’ONG Action contre l’impunité pour les droits humains (ACIDH) publié au mois de juillet dernier dénonçant «la vente en catimini» par la Gecamines de ses parts dans les sociétés minières Mutanda Mining et Kansuki Sprl, respectivement aux sociétés Actifs Rowny ltd et Biko Invest, a terni la crédibilité et la confiance entre la RDC et ses partenaires.

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