Plus de 11.000 déplacés nigériens de retour dans leurs villages à l’ouest du Niger

Les autorités nigériennes ont annoncé ce 23 mai que «plus de 11.000 personnes qui avaient fui des attaques jihadistes ont été rapatriées dans leurs villages dans l’Ouest du Niger».

«Il s’agit d’un rapatriement volontaire. Ce sont 11.200 personnes qui ont déjà regagné leurs villages dans l’Anzourou (Ouest nigérien)», a indiqué dimanche, le gouverneur de Tillabéri, Tidjani Ibrahim Katiella.

Ces opérations de retour des déplacés dans leurs villages ont été décidées à Tillabéri entre les ministres nigériens de l’Intérieur, Alkache Alhada, celui de la Défense, Alkassoum Indatou et les autorités locales.

En début de semaine écoulée, les Nations Unies avaient indiqué que plus de 11.000 personnes (soit 1.624 ménages) avaient fui leurs villages de la zone de l’Anzourou pour trouver refuge entre le 14 et le 15 mai 2021 dans la ville de Tillabéri (capitale régionale), dans la localité de Namari Gougou relevant de la commune rurale de Sarkoira.

Ce «déplacement massif» de population a été déclenché par «les attaques récurrentes» des groupes armés contre les civils, selon la coordination des affaires humanitaires de l’ONU (Ocha), citant les cas d’«assassinats, viols, extorsions de biens et vols de bétail perpétrés par les éléments présumés de groupes armés non-étatiques opérant le long de la frontière avec le Mali».

La région de Tillabéri située dans la zone dite «des trois frontières» entre le Niger, le Mali et le Burkina Faso, est régulièrement ciblée par les groupes jihadistes affiliés à Al-Qaïda ou à l’Etat islamique.

Selon l’ONU, au 31 janvier 2021, les violences au Niger avaient déjà contraint 100.000 personnes à fuir leurs villages dans la région de Tillabéri. Plus de 300 écoles sont fermées et 30.000 personnes sont aussi privées de soins en raison de la fermeture de centres sanitaires.

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