Publié Le : lun, Juil 10th, 2017

Début de la campagne électorale pour les législatives au Sénégal

La campagne électorale pour les élections législatives du 30 juillet s’est ouverte ce dimanche au Sénégal et se poursuivra jusqu’au 28 juillet prochain. Cette campagne permettra aux candidats des 47 listes, contre 24 en 2012, d’aller au contact des électeurs.

L’un des enjeux de ces législatives pour le camp au pouvoir, est de tester sa représentativité en vue de la présidentielle de 2019, en faisant valoir les réalisations du président Macky Sall notamment dans les domaines économique, social et des infrastructures.

Le camp présidentiel aura en face, une opposition, qui a échoué à s’unir pour présenter une liste formée de ses principaux chefs, mais qui veut gagner ces législatives pour « imposer une cohabitation » au président Sall, selon ses responsables.

A défaut d’une liste commune de l’opposition, le scrutin sera marqué par une pléthore de listes dont celles dirigées par l’ex-président Abdoulaye Wade.

Selon son parti, le Parti démocratique sénégalais (PDS), dont il est toujours le chef, l’ex-président Wade (2000-2012) qui séjourne depuis plusieurs mois en France, est attendu à Dakar ce lundi.

« Je ferais campagne mais pas de la même manière que quand j’étais jeune », a affirmé vendredi dernier Abdoulaye Wade, sur une télévision privée locale.

Le maire de Dakar Khalifa Sall, en prison pour détournement de fonds présumé, considéré comme un probable candidat à l’élection présidentielle de 2019 contre le chef de l’Etat Macky Sall, conduira également une autre liste de l’opposition. Sur saisine de ses avocats,la justice devra statuer pour qu’il lui soit accordé une liberté provisoire pour lui permettre de faire campagne.

Selon la justice, le maire de Dakar doit répondre de dépenses « non justifiées » de plus de 2,7 millions d’euros prélevés sur plusieurs années, dans les caisses de sa mairie, ce qu’il nie.

Ces législatives permettrons de renouveler l’Assemblée nationale, dont le nombre de sièges va passer de 150 à 165, après une révision constitutionnelle adoptée en mars 2016 et créant 15 députés pour représenter la diaspora sénégalaise.

Les électeurs n’auront plus à prendre la totalité des bulletins de vote, avant de se rendre à l’isoloir pour choisir celui qu’il déposera dans l’urne. Pour réduire le temps de vote à cause du nombre élevé de listes, l’Assemblée nationale a adopté jeudi une modification de cette disposition.

Le 30 juillet, l’électeur devra prendre au minimum cinq bulletins de vote pour faire son choix.

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