Publié Le : lun, Juil 3rd, 2017

Burkina Faso: le parti de Blaise Compaoré dénonce des attaques contre ses militants

Le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), le parti du président burkinabè déchu Blaise Compaoré, dénonce des « attaques » et des « menaces » contre les domiciles des membres de sa direction.

« Au cours des dernières semaines, nous avons assisté à la recrudescence assez troublante d’attaques et de menaces variées contre les domiciles des membres de la direction du CDP où de leurs proches », a affirmé le chef du CDP, Léonce Koné au cours d’une conférence de presse tenue ce dimanche à Ouagadougou.

Il y a eu également « une intrusion d’hommes de main dissimulés derrière des cagoules au domicile de la mère du camarade Eddie Komboigo (ex-président du parti), brutalisant cette dame d’un certain âge et blessant l’un de ses fils », a ajouté Koné.

« Quelque temps auparavant, le domicile du camarade Achille Tapsoba, un des premiers responsables du CDP, avait subi aussi une attaque, tout comme celui d’un ancien ministre, où un projectile a été lancé violemment contre la fenêtre d’une chambre, risquant de blesser les occupants ».

Déjà en septembre 2016, le CDP avait reporté son congrès extraordinaire pour le renouvellement de ses structures, victime de « répression » et « d’acharnement » du régime du président burkinabè Roch Marc Christian Kaboré, selon ses dirigeants.

De nombreux cadres et leaders du CDP sont incarcérés ou poursuivis en justice pour des cas présumés de « détournements de deniers publics », ou pour leur implication présumée dans le putsch manqué de septembre 2015 mené par le régiment de sécurité présidentielle (RSP), l’ancienne garde prétorienne de Compaoré.

Aussi, tous les membres du dernier gouvernement de Blaise Compaoré sont poursuivis devant la Haute cour de justice pour leur implication présumée dans la répression de l’insurrection populaire qui a vu le départ de l’ex président désormais en exil en Côte d’Ivoire.

Il leur est reproché d’avoir participé au Conseil extraordinaire des ministres du 29 octobre 2014 qui avait décidé de faire appel à l’armée pour réprimer les manifestants.

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