L’ONU dénonce des violences ciblées en Centrafrique

ex-selekaLe conseiller spécial des Nations unies pour la prévention du génocide a dénoncé dans un communiqué, des « violences ciblées » dont sont victimes des Peuls en Centrafrique, où les derniers affrontements entre groupes armés ex-Séléka ont fait 85 morts.

Les affrontements opposent deux factions armées de l’ex-Séléka qui prétend défendre la minorité musulmane, le Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC) de Nourredine Adam et l’Union pour la paix en Centrafrique (UPC) d’Ali Darass, réputé proche des bergers peuls nomades.

Déjà, « depuis le 21 novembre, quelque 85 civils ont été tués, 76 blessés et près de 11.000 personnes ont été déplacées de leur ville de Bria », à 400 km au nord-est de Bangui, alors qu’un bilan définitif reste à établir et des estimations vont du simple au double, selon la présidence centrafricaine.

Selon Adama Dieng, conseiller spécial des Nations unies pour la prévention du génocide, « le FPRC aurait ciblé les Peuls à Bria, par des recherches maisons par maison, tuant, pillant et enlevant des habitants. Le FPRC a aussi occupé des bâtiments abritant des hôpitaux, empêchant des Peuls blessés de recevoir des traitements médicaux ».

Les Casques bleus présents en Centrafrique sont intervenus et le chef de la Mission des Nations Unies, Parfait Onanga qui s’était rendu sur place le 24 novembre, a déclaré que compte tenu de « l’histoire récente du pays, ce type de violence ciblée est extrêmement dangereuse et doit être arrêtée ».

La Centrafrique (4,5 millions d’habitants) peine à se relever d’une guerre civile déclenchée par le renversement en mars 2013 de l’ex-président François Bozizé. So successeur, le nouveau président, Faustin-Archange Touadéra a été élu dans le calme en début d’année, mais son élection n’a pas apaisé les tensions dans le pays.

L’intervention militaire française Sangaris, a pris fin en octobre, et  la Mission des Nations unies (Minusca) qui compte 12.500 hommes, ne parvient pas à mettre un terme aux tueries massives.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.