Rwanda: visite du roi Mohammed VI du Maroc

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Le roi Mohammed VI s’est rendu mardi au Rwanda pour une visite officielle, première étape d’une tournée qui le mènera également en Tanzanie et en Éthiopie, trois pays d’Afrique de l’Est avec lesquels le Maroc cherche à consolider ses relations alors qu’il s’apprête à réintégrer l’Union Africaine en janvier prochain.

Au Rwanda, la visite du souverain marocain intervient à la suite du voyage effectué, en juin dernier au Maroc, par le président rwandais Paul Kagamé. Les dirigeants des deux pays avaient alors fait part de leur volonté de lancer les bases d’une coopération bilatérale solide et diversifiée. D’où le cachet éminemment économique de l’actuel périple est-africain de Mohammed VI, qui s’inscrit sous le signe des partenariats consolidés.

Plusieurs accords sont prévus avec ces trois pays au vu de la délégation marocaine accompagnant le roi, parmi lesquels figurent des patrons d’importantes entreprises publiques et privées. Le roi Mohammed VI entend élargir aux pays d’Afrique de l’Est sa stratégie des partenariats Sud-Sud qui a fait ses preuves avec de nombreux Etats d’Afrique subsaharienne et d’Afrique de l’Ouest et du Centre. Des groupes marocains dans les secteurs de la banque, des assurances, du BTP, des télécommunications…, sont actuellement très actifs dans une vingtaine de pays d’Afrique subsaharienne.

Mohammed VI qui fait de la coopération Sud-Sud son cheval de bataille, avait multiplié au cours des dernières années ses visites dans plusieurs pays subsahariens. L’actuelle tournée dans des pays africains anglophones apparaît comme le prolongement de cette politique, bien que le volet diplomatique n’en est pas moins important.

En effet, le Maroc s’apprête à réintégrer l’Union Africaine en janvier prochain, après avoir quitté son ancêtre l’OUA il y a 32 à cause du conflit du Sahara qui l’oppose à l’Algérie par le truchement du mouvement séparatiste Polisario. Aussi le royaume chérifien cherche-t-il à s’assurer le soutien des pays d’Afrique anglophones qui commencent à retirer, tour à tour, leur reconnaissance de la république du Sahara autoproclamée par le Polisario et l’Algérie, mais non reconnue par l’ONU.

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