Algérie : Le président Bouteflika veut limiter à deux les mandats présidentiels

bouteflika-2-mandatsUne prochaine révision de la Constitution algérienne par le Parlement prévoit la limitation à deux, le nombre des mandats présidentiels, a annoncé le directeur de cabinet du président Abdelaziz Bouteflika, Ahmed Ouyahia.

Cette disposition avait été supprimée en 2008, lors d’une révision partielle de la Constitution, pour permettre au président Bouteflika de briguer un troisième et puis un quatrième mandat. A présent qu’il est cloué par un AVC à son fauteuil, le président Bouteflika veut corriger ce dépassement en limitant le nombre des mandat à son futur successeur.

« L’alternance démocratique au pouvoir par la voie des urnes sera confortée à travers la réélection du président de la République une seule fois, disposition exclue de toute révision constitutionnelle », a précisé Ouyahia, qui présentait devant la presse le projet de révision de la Constitution.

Selon Ouyahia, le président Bouteflika avait proposé la suppression de la limitation du nombre de mandats présidentiels en réponse à un appel du peuple qui réclamait son maintien au pouvoir.

L’annonce d’une nouvelle candidature du chef de l’Etat en 2014 avait donné lieu à une série de manifestations hostiles à sa réélection, notamment du mouvement Barakat (« ça suffit »).

Ce dernier avait demandé au Conseil constitutionnel une procédure d’empêchement de Bouteflika après sa prestation de serment pour un quatrième mandat.

Emboîtant le pas au voisin marocain, l’Algérie a prévu dans le projet de révision la promotion du tamazight (dialecte berbère) au statut de langue officielle aux côtés de la langue arabe, une vieille revendication des Algériens de souche berbère notamment de la Kabylie, dans les monts du Chenoua (100 km à l’ouest d’Alger), dans les Aures (430 km au sud-est d’Alger) et dans le Sahara.

Le tamazight a été reconnu en avril 2002, comme deuxième « langue nationale » – à côté de l’Arabe – par le Parlement et a été inscrit dans la Constitution. Le projet de révision prévoit aussi la création d’une Académie algérienne de la langue Amazigh, qui sera chargée de réunir les conditions de promotion du tamazight en vue de concrétiser, à terme, son statut de langue officielle.

L’enseignement du tamazight a été introduit dans les établissements scolaires en 1995 dans certaines régions du pays où le berbère est la langue maternelle.

Une chaîne de télévision diffusant des programmes en langue tamazight dans ses déclinaisons kabyle, chaoui, targui, chenoui et mozabite, a été lancée en 2009 en Algérie.

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