Cameroun : L’heure de la révolution a sonné ?

Les défections des chefs d’Etat de Tunisie et d’Egypte  menacent les fauteuils de leurs homologues du Sud du Sahara. Le Cameroun en a été la preuve. Récemment, l’opposition avait appelé l’ensemble du pays à manifester, le mercredi dernier, contre le président Paul Biya, âgé de 78 ans, au pouvoir depuis 29 ans et se préparant à briguer un nouveau mandat en 2011.

Cette mobilisation n’a pas eu l’effet escompté, exception faite de la capitale économique, Douala. Dans cette ville, des dizaines de personnes sont descendus dans les rues pour crier leur ras-le-bol mais la police les en ont empêché de manière très musclé. D’ailleurs, plusieurs opposants, dont Célestin Djamen, Jean Michel Nintcheu et même une femme, Kah Walla, ont subi des violences corporelles. Même avant les manifestations, certains cadres de l’opposition avaient été enlevés pour être relâchés dans la périphérie de Douala. Ce genre de précaution a d’ailleurs empêché des soulèvements dans la capitale administrative camerounaise, Yaoundé. Depuis la semaine passée, des opposants y étaient interpellés alors qu’ils préparaient le soulèvement du mercredi.

Bien que très soutenu notamment par les forces de l’ordre, Paul Biya a, néanmoins, de sérieux soucis à se faire. Car, des années se sont bien écoulées entre l’époque où il avait fait modifier la constitution pour rester au pouvoir et aujourd’hui. Un temps pendant lequel il n’a pas su convaincre les camerounais. En plus, le contexte actuel des révolutions africaines dope toutes les oppositions, lesquels vont sûrement jouer leur va-tout.

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