Mali : Contestation de la levée des mandats d’arrêt contre les Touaregs

120307Feature2Photo1Dans une déclaration rendue publique  mardi, le bureau de la CNAS-Faso Hèrè (Convention Nationale pour une Afrique solidaire), le parti du Dr Soumara Sako, conteste la levée des mandats d’arrêt national et international lancés contre des chefs rebelles touaregs.

Le parti de l’ancien Premier ministre malien et candidat à l’élection présidentielle de juillet dernier se dit contre l’idée d’obtenir la paix au détriment de la justice. Ce mois-ci, le ministre malien de la Justice a annoncé que les mandats d’arrêt lancés par le gouvernement de transition contre certains éléments de la rébellion touarègue allaient bientôt être levés. Cette mesure est censée soutenir l’accord préliminaire de Ouagadougou signé le 18 juin dernier entre Bamako et les Touaregs.

 Les affirmations du ministre de la Justice selon lesquelles cette mesure n’était pas synonyme d’impunité, ne sont pas parvenues à rassurer le parti du Dr Soumara Sako. Ce scepticisme est partagé par une bonne partie de la population du sud du Mali qui nourrit un ressentiment contre les Touaregs qu’elle accuse d’être à l’origine de la crise dont sort péniblement le pays.

Le parti du Dr Soumara Sako rappelle les graves exactions commises par les groupes armés qui ont tenu le nord du pays pendant 18 mois. On peut citer, rébellion armée, graves crimes de guerre et autres violations de droits humains, destruction de biens publics et privés, démolition de sites culturels inscrits au patrimoine mondial de l’humanité ou encore trafic transfrontalier de drogues et d’êtres humains. Ces délits  avaient poussé le gouvernement de transition malien à réagir en février dernier en lançant plusieurs mandats d’arrêts contre des cadres des groupes armés dont le MNLA (Mouvement national de libération de l’Azawad) et le HCUA (Haut-Conseil pour l’Unité de l’Azawad).

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