Zimbabwe : essor des mobiles money

mobile-money21Les habitudes des usagers zimbabwéens commencent à se préciser  selon la dernière revue économique publiée par la Banque de Réserve du Zimbabwe, le mobile et internet l’emporte sur les cartes guichets. En effet, le document stipule que les transactions effectuées via internet et mobile ont connus une fulgurante croissance de 28,3% au mois de mai. Au total, c’est près de 364 millions de dollars qui ont circulé par voie mobile et internet pour le mois concerné alors que les transactions par cartes bancaires n’ont concerné que 332,6 millions de dollars sur l’ensemble des flux financiers évalués par la Banque de réserve zambienne.

Jusque là, les transactions par carte ont toujours été en tête de liste, cette faible croissance de 1,3% témoigne bien de la monté en puissance du secteur mobile et internet. Le dernier sur la liste est le paiement par chèque qui a chuté d’environ 7,2%. Cette préférence des plateformes connectées s’explique par plusieurs raisons. D’abord, il y a la proximité aussi bien physique que psychologique du moyen de service. Le téléphone mobile est aujourd’hui l’un des meilleurs amis de l’homme. Tout le temps à disposition sur l’usager qui n’a plus besoin de chercher un guichet dans les parages pour pouvoir se servir de sa carte. Par la suite, il y a également l’ergonomie qui est plus « smart » sur les nouvelles plateformes bénies de la technologie. Aussi il y a l’habitude, l’accès au téléphones concerne aujourd’hui des personnes des plus en plus jeunes qui se familiarise avec l’outil bien longtemps avant de connaitre le système bancaire.

Par ailleurs, les intérêts des consommateurs ne sont pas les seules raisons qui ont conduits les banques à migrer vers ces formes de transactions et à les encourager. Au début de cette année, le gouvernement zimbabwéen annonçait des reformes bancaire très difficile pour les établissements du pays. La première d’entre elle est celle qui interdisait aux banques de faire un prélèvement sur tout dépôt de moins de 800 dollars. La deuxième mais pas la moindre, obligeait les banques à proposer des taux d’intérêts d’au moins 4% pour des dépôts supérieurs ou égales à 1000 dollars, conservés pendant plus de 30 jours. Le mobile money a donc été la réponse alternative aux mesures drastiques qui secouent le secteur.

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