Togo: Rachat et privatisation d’un établissement financier

Depuis quelques années, le Togo a lancé une vague de privatisation de certains établissements financiers publics, desquels la Banque Togolaise pour le Développement (BTD). Celle-ci vient d’être rachetée par Oragroup. Pour ce faire, cette holding de la banque Orabank, présente non seulement au Togo mais également au Bénin, en Guinée, en Mauritanie, au Tchad et au Gabon, a déboursé 36 millions de dollars américains sans aucune garantie de passif. Une offre qui lui a permis de rafler la mise devant d’autres grands noms du secteur tels qu’Attijariwafa Bank et Ecobank. Dans les tous prochains jours, les deux parties, à savoir l’Etat togolais et Oragroup, vont conclure officiellement l’accord de rachat. Ensuite, cet engagement passera devant l’institution financière régionale, la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) en l’occurrence, pour validation. Processus après lequel Oragroup sera confronté au défi de l’amélioration de la BTD. Cet établissement a réalisé un total bilan de 138 millions de dollars américains en 2010. Ce qui est logiquement inférieur au bilan d’Oragroup dans toute l’Afrique noire, chiffré à 830 millions de dollars américains. Les agences de la BTD ajoutées aux 38 représentations du groupe bancaire sur le continent ne feront que grossir l’addition. Par ailleurs, le Togo poursuit toujours son processus de privatisation : l’Union Togolaise des Banques (UTB), la Banque Togolaise pour le Commerce et l’Industrie (BTCI) et la Banque Internationale de l’Afrique – Togo (BIA) sont les prochains établissements sur la liste. Le premier était d’ailleurs la cible d’une récente offre de 10 millions de dollars américains d’Attijariwafa, jugée insuffisante par le gouvernement togolais.

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