Guinée Bissau: La sécurité alimentaire en péril

Depuis avril dernier, date du coup d’Etat en Guinée Bissau, bon nombre de ses partenaires internationaux ont fermement suspendu la coopération. Parmi ceux-ci figure la Banque Africaine de Développement (BAD), qui soutenait, entre autres, un Projet de Réhabilitation du Secteur Agricole Rural (PRESAR). Ce qui aura des répercussions sur la sécurité alimentaire dans le pays selon l’avis du Directeur de projet, M. Caoussou Diombéra.
Le payement se faisant par tranche, la BAD devait verser 720 000 dollars américains à la Guinée Bissau depuis la survenue du putsch. Normalement, l’institution financière continentale s’est engagée à soutenir le PRESAR depuis 2007 et, ce, pour une période de 5 ans. Ainsi, elle avait pour coutume de débourser à cette fin une enveloppe globale de 11,6 millions de dollars américains chaque année. La Guinée Bissau, pays au « déficit céréalier chronique en raison d’une insuffisance dans la production locale », comme le décrit M. Diombéra, dépend de ce financement pour importer des denrées alimentaires. Le cas du riz est explicite : aliment de base, le pays n’en produit que 40 000 tonnes par an. Ce qui est nettement insuffisant pour les besoins nationaux. Le gouvernement est obligé de suppléer en important 80 000 tonnes supplémentaires. En définitive, le coup d’Etat aura plus de mal que de bien à la population bissau-guinéenne au point de redouter une catastrophe alimentaire. Toujours à cause du changement de régime, la noix de cajou, principale richesse du pays, s’est produite a minima.

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