Publié Le : mar, Déc 29th, 2020

Alger dit avoir récupéré une «tranche de la rançon» payée pour la libération d’otages au Sahel

Le ministère algérien de la Défense a annoncé lundi que l’armée a mis la main sur une «tranche de la rançon» qui aurait été versée pour la libération d’otages au Sahel en octobre dernier, dans le cadre d’une opération antiterroriste menée à Jijel dans le nord-est de l’Algérie.

«Lors d’une opération de recherche et de ratissage», l’armée «a découvert et détruit cinq casemates pour terroristes et a récupéré la somme de 80.000 euros», précise dans un communiqué le ministère de la Défense.

La somme « s’est avérée être la première tranche de la rançon, objet du marché conclu au Sahel le mois d’octobre 2020, et supposée être versée au profit des résidus des groupes terroristes traqués par les services de sécurité» algériens dans le nord du pays, est-il précisé sans d’autres détails.

Cette opération a pu être menée grâce aux informations obtenues après la capture le 16 décembre, dans la même localité à Jijel, du « terroriste Rezkane Ahcene», ajoute le communiqué.

Début décembre, dans une référence implicite à la France, le Premier ministre algérien, Abdelaziz Djerad avait indiqué que l’Algérie prenait «acte, avec une grande préoccupation, de la poursuite des transferts, au profit de groupes terroristes, de fonds colossaux au titre de rançons pour la libération des otages», soulignant que cette «démarche sape nos efforts de lutte antiterroriste».

De son côté, la France a toujours démenti avoir été impliquée dans les négociations pour la libération des quatre otages et avoir payé une rançon pour la libération de l’otage française, Sophie Pétronin.

Toutefois, la présidence française avait déclaré lundi 21 décembre, que des négociations sont possibles avec des éléments des groupes djihadistes au Sahel, mais restent exclues avec les directions d’Al-Qaïda et du groupe Etat islamique (EI), précisant qu’un sommet sur la situation régionale se tiendrait en Afrique en février prochain.

En Algérie, les autorités font état de «résidus du terrorisme» depuis la fin de la sanglante guerre civile (1992-2002) qui a opposé des groupes islamistes aux forces de sécurité, au prix de 200.000 morts.

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