Burkina-Présidentielle : L’opposition n’acceptera pas des «résultats entachés d’irrégularités»

L’opposition burkinabè a une nouvelle fois accusé ce lundi, le pouvoir du président Roch Marc Christian Kaboré, de «fraudes» lors de la présidentielle de dimanche, alors que la Commission électorale nationale indépendante (Céni) a, à peine, commencé à donner les premiers résultats partiels.

Après ses accusations de samedi, l’opposition a estimé lundi, que le double scrutin présidentiel et législatif était «émaillé de fraudes», réitérant sa menace de ne pas accepter des «résultats entachés d’irrégularités».

L’opposition «émet de très fortes réserves sur la sincérité et la crédibilité des résultats», a déclaré au nom de l’opposition Tahirou Barry, l’un des candidats à la présidentielle, lors d’une conférence de presse à Ouagadougou.

«En tout état de cause, les signataires de l’accord politique (de l’opposition) n’accepteront pas des résultats entachés d’irrégularités et qui ne reflètent pas la volonté du peuple burkinabè», a ajouté Barry, qui s’exprimait aux côtés de cinq autres candidats à la présidentielle dont  Diabré et Komboïgo.

Sans présenter de preuves, l’opposition burkinabé avait déjà affirmé samedi dernier qu’une «fraude massive» était en préparation, menaçant dans les mêmes termes de ne pas reconnaître «des résultats entachés d’irrégularité».

En fin de journée, la Céni, qui dispose d’une semaine pour annoncer les résultats, n’avait divulgué les résultats que d’une quinzaine de communes sur 366.

Dimanche soir, son président Newton Ahmed Barry avait reconnu qu’«autour de 300 à 350.000» personnes sur les 6,5 millions d’électeurs n’avaient pas pu voter dimanche, en raison des menaces sécuritaires, notamment dans l’Est et dans le Nord.

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