Evasion d’une centaine de détenus de la prison ivoirienne de Katiola

Quatre-vingt-seize prisonniers se sont évadés dimanche de la prison de Katiola, dans le centre de la Côte d’Ivoire, à 45 km au nord de Bouaké.

Il s’agit de la énième évasion dans un pays où la situation sécuritaire demeure tendue depuis le début de cette année.

Selon un responsable de la prison de Katiola, «ces prisonniers se sont évadés entre 5 heures du matin et 6 heures ce dimanche», en passant «par le toit de leurs cellules pour regagner d’autres cellules et ils ont profité de la sortie des corvéables pour casser le grand portail et prendre la fuite».

Selon les autorités ivoiriennes, 13 personnes parmi les évadés ont été rattrapé et les recherches sont en cours pour retrouver les autres prisonniers toujours en cavale. Une enquête a été ouverte pour déterminer les responsabilités dans cette évasion.

Brahima Koné, le procureur du tribunal de première instance de Bouaké, s’est rendu à Katiola ce dimanche.

Ces dernières semaines, les évasions de prisonniers se sont multipliées en Côte d’Ivoire qui connaît un contexte sécuritaire pas rassurant. Le 6 août, à la veille de la fête de l’Indépendance, cinq prisonniers s’étaient évadés de la prison de Gagnoa, dans le centre-ouest du pays. Deux jours plus tard, c’est à Abidjan, que 20 personnes se sont évadées du palais de justice, situé en plein centre-ville.

Et alors que la question de la sécurité est préoccupante depuis le début de l’année, après des mutineries dans l’armée, la gendarmerie de la localité de Songon, à moins d’une vingtaine de km de la capitale économique Abidjan, a été attaquée dans la nuit de samedi à dimanche, par des hommes armés qui ont dérobé des armes et blessé un gendarme.

Depuis juillet, le pays connaît également une série d’attaques contre des postes de police et de gendarmerie, où les insurgés armés non identifiés ont pu dérober des armes et des sommes d’argent.

Deux sergents servant dans un bataillon blindé des CCDO, force mixte police-gendarmerie armée, et un militaire servant dans un bataillon blindé d’un camp militaire d’Abidjan ont été arrêtés, ainsi que deux civils, dans le cadre de l’attaque contre l’Ecole de police d’Abidjan, perpétrée deux jours avant l’ouverture des jeux de la Francophonie organisé en Côte d’Ivoire. Mais ces arrestations n’ont pas mis fin aux attaques similaires.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.