La France prête à aider le Burkina dans l’enquête sur l’assassinat de Thomas Sankara

Le président de l’Assemblée nationale française, Claude Bartolone qui était en visite au Burkina Faso, a déclaré jeudi à Ouagadougou, que la France « aidera le peuple burkinabè à connaître tout de son passé », notamment sur l’assassinat de l’ex-président Thomas Sankara, tué lors d’un putsch le 15 octobre 1987.

A l’issue d’une audience avec le président du parlement burkinabè, Bartolone a déclaré que «ce dossier (Sankara) est un dossier qui concerne le Burkina Faso», précisant que les autorités de son pays sont «aux côtés de la justice française pour qu’elle permette au peuple burkinabè de connaître la vérité».

Le président de l’Assemblée nationale française s’est dit « favorable à ce que la justice française puisse répondre à toutes les demandes qui émaneront de la justice du Burkina Faso pour qu’il n’y ait (pas) le moindre doute sur les relations qui doivent exister, y compris sur ce dossier, entre la France et le Burkina Faso ».

Pour de nombreux partisans du président Sankara, la France a participé d’une manière ou d’une autre au coup d’Etat au cours duquel Thomas Sankara a été tué et qui porta au pouvoir l’ex-président Blaise Compaoré.

La semaine dernière, un député représentant les Français de l’étranger, Pouria Amirshahi, avait adressé une lettre au président François Hollande lui demandant d’ouvrir les archives françaises sur ce dossier. Dans l’affaire Sankara, quatorze personnes ont été inculpées pour leur rôle présumé dans l’assassinat de celui qui est considéré comme «le père de la révolution» burkinabé.

Un mandat d’arrêt pour « assassinat, recel de cadavre et attentat à la sûreté de l’Etat » a été émis contre Blaise Compaoré, chassé par la rue le 31 octobre 2014 après 27 ans au pouvoir. M. Compaoré s’est réfugié en Côte d’Ivoire, où il vit en exil. L’ex président déchu a été naturalisé ivoirien le 17 novembre 2014, soit deux semaines après son arrivée en Côte d’Ivoire.

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