Côte d’Ivoire : Reprise des procès de Simone Gbagbo et des « disparus du Novotel »

L’ex-première dame de Côte d’Ivoire, Simone Gbagbo devant le tribunal plateau et le général Dogbo Blé devant celui de Yopougon, ce mardi 21 février, hasard de calendrier, ces deux pontes de l’ex-pouvoir de Laurent Gbagbo se retrouvent devant la cour d’assises pour deux affaires en lien avec la crise postélectorale de 2010.

Le procès de Simone Gbagbo reporté à cette date à la demande des nouveaux avocats de l’ex-première dame. Ils ont obtenu ce délai pour consulter un certain nombre de pièces du dossier de leur cliente,  que le procureur Aly Yéo leur avait promis de remettre.

Quant à Dogbo Ble, l’ex-commandant de la garde républicaine sous Laurent Gbagbo, poursuivi avec 9 autres personnes dans le procès « des disparus du Novotel» un des hôtels d’Abidjan, il a été reporté à cette date en raison de graves difficultés matérielles selon le juge. Sauf nouveau problème de procédure, le procès pourra donner place au débat sur le fond comme souhaité par les avocats des victimes.

Reporté peu après son ouverture le 31 janvier, le procès de ces dix mis en cause, dont la plupart sont des militaires, accusés d’enlèvement et d’assassinats de quatre hommes, dont deux Français en 2011 en pleine crise post-électorale, devait s’ouvrir ce mardi à Abidjan.

Le directeur de l’hôtel Novotel d’Abidjan, Stéphane Frantz Di Rippel, Yves Lambelin, directeur général de Sifca, le plus grand groupe agro-industriel ivoirien et figure du patronat local, son assistant béninois Raoul Adeossi et le Malaisien Chelliah Pandian, directeur général de Sania, filiale de Sifca, avaient été enlevés par un commando militaire le 4 avril 2011 dans Abidjan pendant les combats.

Les quatre hommes avaient été torturés et tués, selon le nouveau gouvernement du président Alassane Ouattara installé après l’arrestation le 11 avril 2011, de son prédécesseur Laurent Gbagbo à l’issue de quatre mois de crise post-électorale. Le corps d’Yves Lambelin est le seul à avoir été formellement identifié.

La mort des trois autres victimes a été établie sur la base de témoignages et d’indices. Les corps ont été jetés dans la lagune d’Abidjan, capitale économique ivoirienne.

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