Liberté provisoire pour un ‘’proche’’ de Compaoré au Burkina

rspMe Hermann Yaméogo, chef d’un parti burkinabè pro-Compaoré, incarcéré fin janvier pour son implication présumée dans le putsch manqué de septembre au Burkina Faso a obtenu sa Liberté provisoire alors qu’il était le seul civil encore en détention, parmi les proches de Compaoré impliqués dans le putsch manqué du RSP.

Selon l’un de ses avocats, Me Yaméogo, leader de l’Union nationale pour la démocratie et le développement (UNDD), « est sorti de prison à la suite d’une ordonnance de mise en liberté provisoire du juge d’instruction».

Fils de Maurice Yaméogo, le premier président de la Haute Volta (aujourd’hui Burkina Faso), Me Yaméogo souffre de problèmes oculaires, selon des membres de sa famille.

Il a été inculpé de « haute trahison, complot contre la sûreté de l’Etat, complicité d’assassinat, complicité de coups et blessures volontaires », lors du putsch manqué de l’ex-régiment de sécurité présidentielle (RSP), l’ancienne garde prétorienne de l’ex-président burkinabè, Blaise Compaoré, le 17 septembre, contre le gouvernement de transition.

Me Yaméogo avait publiquement pris position en faveur des putschistes, estimant qu’il fallait leur «laisser le temps de réorganiser les institutions et aller à des élections ouvertes, inclusives et transparentes».

Un officier du RSP et ancien chef des gardes du corps de Compaoré, le colonel-major BoureimaKiéré a également bénéficié d’une liberté provisoire. « Il a été admis en clinique pour des soins », a indiqué une source au tribunal militaire.

Dans le cadre judiciaire du putsch manqué au Burkina Faso, au total 85 personnes ont été inculpées pour leur implication présumée. Parmi elles, 32 sont toujours en détention préventive, 37 en liberté provisoire et le reste est en fuite.

Le nouveau président du Burkina, Roch Marc Christian Kaboré a exhorté lundi les juges à accélérer les jugements des dossiers liés à l’insurrection populaire d’octobre 2014, ayant mis fin au régime Compaoré et du putsch manqué de septembre 2015, y voyant un moyen de regarder avec sérénité l’avenir du pays.

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