L’ONU réclame une enquête indépendante dans les violences en RDC

violences-rdcLe haut commissaire adjoint aux droits de l’Homme, Mme Kate Gilmore estime qu’une enquête indépendante sur les récentes violences en République démocratique du Congo (RDC) est nécessaire afin d’éviter une aggravation de la crise entre pouvoir et opposition dans ce pays.

«Une enquête indépendante, transparente et crédible est nécessaire pour traduire en justice les auteurs et les instigateurs des violences », a-t-elle déclaré.

En marge d’une manifestation organisée par l’opposition les 19 et 20 septembre à Kinshasa, à trois mois de la fin du mandat du président Joseph Kabila pour lui signifier son «préavis» et exiger son départ, le 20 décembre, 32 personnes, selon la police, 50 à 100 selon l’opposition, ont été tuées au cours d’affrontements violents dans la capitale de la RDC.

Kate Gilmore estime le bilan est de 49 civils tués et 127 blessés « semble-t-il par la Garde républicaine, l’armée et la police ». Quatre policiers ont aussi été tués, selon l’ONU.

« Je peux vous confirmer qu’il n’est pas question de violer la Constitution », s’est défendu ce mardi, le ministre congolais de la Justice et des droits humains, Alexis Thambwe Mwamba, devant le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU à Genève.

L’élection sera organisée, a-t-il assuré, et la date sera arrêtée en collaboration avec « les organismes internationaux, dont les Nations unies ».

« Une crise à grande échelle couve », a prévenu Kate Gimore appelant tous les protagonistes de la crise à réagir en faisant « preuve de volonté politique » pour éviter une aggravation de la situation.

La crise actuelle en RDC remonte à la réélection contestée de M. Kabila en 2011 à l’issue d’élections entachées de fraudes massives. Ses opposants le soupçonnent depuis lors de ne cesser d’œuvrer pour contourner l’interdiction constitutionnelle qui lui est faite de se représenter.

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