UA-Sommet: Le Maroc soutenu par 28 pays africains qui demandent l’exclusion de la «RASD»

maroc-m6Dans une démarche inattendue, 28 pays membres de l’Union Africaine (UA) ont adressé, lundi, à Idriss Déby Itno, président du Tchad et président en exercice de l’UA qui tenait les 17 et 18 juillet son 27ème sommet à Kigali, une motion dans laquelle ils demandent la suspension de la dite «République arabe sahraouie démocratique» (RASD)  et de ses organes de l’organisation panafricaine.

C’est un fort soutien politique et diplomatique qu’apportent au Maroc, les 28 pays membres de l’UA, au lendemain du message historique adressé par le roi du Maroc Mohammed VI à la présidence en exercice de l’Union africaine.

Les signataires de cette motion estiment qu’une telle démarche permettra à l’organisation panafricaine de jouer un rôle constructif et de contribuer positivement aux efforts de l’ONU, pour un dénouement définitif au différend régional sur le Sahara, opposant le Royaume chérifien à l’entité sahraouie «RASD» qui jusqu’à cette date, n’est reconnue ni par l’ONU, ni par l’Union européenne ni par aucune organisation régionale ou continentale hormis l’Union Africaine.

Dans son message aux chefs d’état et de gouvernement des pays membres de l’UA, le Roi Mohammed VI a souligné que «le Maroc, qui a quitté l’OUA n’a jamais quitté l’Afrique. Il a seulement quitté une institution, en 1984, dans des circonstances toutes particulières», allusion faite à l’admission de la chimérique république sahraouie.

Selon plusieurs diplomates rencontrés à Kigali, le Maroc mène depuis deux ans une discrète «offensive diplomatique» pour retrouver sa place au sein de la «famille africaine» et en même temps sensibiliser les autres pays africains en vue de l’exclusion de l’UA, du pseudo Etat sahraoui.

Le message royal, qui annonce le retour du royaume dans la famille africaine, a été remis dimanche au président tchadien, Idriss Deby Itno, président en exercice de l’UA, par Rachid Talbi Alami, président de la Chambre des représentants, chambre basse du parlement marocain.

La note référencée, après être revenue sur les circonstances qui ont poussé le Maroc à quitter l’Organisation de l’Unité Africaine, l’ancêtre de l’actuelle UA,  précise que la dimension africaine du royaume transcende les aléas de la politique ayant conduit Hassan II en 1984 à se retirer de l’Organisation panafricaine en réaction à l’admission de la «RASD».

Même après ce retrait, le Maroc a été toujours fortement présent sur l’échiquier économique et social du continent noir, où il est l’un des principaux investisseurs, et les Forces armées royales sont très actives dans les opérations de maintien de la paix en Afrique.

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