Le Premier ministre du Mozambique justifie la dissimulation de dette

mozimbiqueAprès le FMI à la mi-avril, c’est au tour de la Banque mondiale de suspendre son aide au Mozambique, suite à la dissimulation d’une partie de sa dette sur des emprunts en 2013 et 2014 par trois entreprises privées à capitaux publics.

Pour le Premier ministre mozambicain, Carlos Agosthino do Rosario, l’instabilité militaire est la raison de la dissimulation de la dette, dont le pays est accusé par le FMI. Selon lui, cette dette n’a pas été révélée à cause des conditions atypiques du pays avec un parti d’opposition qui le jour est à l’assemblée et la nuit mène des attaques armées.

Le premier ministre mozambicain, s’était rendu d’urgence la semaine dernière, aux Etats-Unis pour rencontrer la directrice générale du FMI, Christine Lagarde, mais les arguments qu’il présentés pour défendre son pays, étaient pas du tout convaincants, selon des sources proches du FMI.

La Renamo, ancienne rébellion, devenu principal parti d’opposition, conteste les résultats des élections d’octobre 2014, et Ces quatre derniers mois les affrontements se sont intensifiés provoquant la fuite de quelque 10.000 personnes au Malawi voisin.

La semaine dernière, le FMI avait annoncé la suspension de son aide au Mozambique pour ne pas lui avoir caché l’existence de plus d’un milliard de dollars de dette.

L’institution a en conséquence décidé d’annuler la mission de ses équipes qui devaient se rendre dans le pays pour évaluer les comptes publics et donner leur feu vert au versement d’une nouvelle tranche de prêt.

En décembre 2015, le FMI avait octroyé au Mozambique une ligne de crédit de 282,9 millions de dollars, déboursable par tranches successives en contrepartie de mesures d’économie.

Un premier prêt de 117,9 millions avait alors été aussitôt débloqué pour aider le pays à faire face à la chute des cours des matières premières qui a plombé ses recettes.

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