L’ONU soutient l’enquête de l’UA sur les violations des droits humains au Burundi

onu-ua-burundiLe Conseil de sécurité de l’ONU a apporté son soutien ce mercredi, à la décision de l’Union Africaine (UA) d’ouvrir une enquête sur la violation des droits de l’homme au Burundi.

Le conseil qui s’est dit prêt à agir, dans une déclaration unanime de ses 15 membres, affirme être vivement préoccupé par l’insécurité grandissante et la montée constante de la violence au Burundi depuis la réélection très controversée, du président Pierre Nkurunziza.

Le Burundi a replongé dans la violence depuis l’annonce de la volonté de Nkurunziza de briguer un nouveau mandat, contraire à la Constitution de son pays et aux accords d’Arusha selon l’opposition. Mais, malgré la contestation il a été réélu en juillet dernier pour un nouveau mandat.

Les violences qui secouent le pays ont déjà fait quelque 200 morts et 200.000 personnes déplacées.

Dans sa déclaration, le Conseil de sécurité condamne fermement toutes les violations des droits de l’homme et les actes de violence commis au Burundi tant par les forces de sécurité et les milices que par d’autres groupes armés illégaux et exprime sa détermination à faire en sorte que les coupables aient à répondre de leurs actes.

A l’initiative de la France, cette déclaration appelle également les autorités burundaises à entamer des discussions avec l’opposition et d’autres parties prenantes dans la région afin de trouver une solution de consensus à la crise actuelle, que les Burundais s’approprieront.

L’adoption de ce texte a été précédée par des négociations avec la Chine et la Russie, qui considèrent que la crise au Burundi est une affaire intérieure et qui s’opposent à des sanctions de l’ONU.

Mais la France et le Royaume-Uni ont mis en garde contre la dégradation de la situation au Burundi. L’ambassadeur britannique au Burundi, Matthew Rycroft a évoqué la semaine dernière, une menace de génocide, et l’ambassadeur français à l’ONU, François Delattre affirme que ces violences menacent de se généraliser, si l’on n’y prend pas garde.

Pour le diplomate français, la déclaration du Conseil de sécurité constitue un message fort à toutes les parties au Burundi pour faire prévaloir le dialogue et l’apaisement.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.