RDC : Violents heurts à Kinshasa et Goma

Des violents affrontements entre les populations et les forces de l’ordre ont été enregistrés dans les villes de Kinshasa et Goma, en République démocratique du Congo (RDC). Les manifestants dispersés par la police, ont décidé d’utiliser la rue pour s’opposer à la loi électorale adoptée par l’Assemblée nationale et qui devait être examinée cette journée de lundi au Sénat.

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La police quadrille Kinshasa

Un échange sérieux de jeux des pierres au niveau du quartier Matonge de Kalamu et Kasavubu, ont été observés. Les premiers témoignages font état d’une blessée par balle. La victime a été atteinte à l’épaule et conduit dans un hôpital, apprend-on.

Le même mouvement a paralysé le rond point Ngaba avec la descente des étudiants de l’Unikin qui voulaient rejoindre le lieu de rencontre sur triomphal. Plusieurs autres blessés par balle, ont été enregistrés, d’après des sources. La police disperse tout rassemblement. Les dernières informations, révèlent le cas de plusieurs journalistes menacés.

Un étudiant de l’université de Kinshasa joint au téléphone, révèle que c’est « pratiquement le chaos » à Kinshasa. Les jeunes en colère, brulent des pneus de voiture, des bus, des barricades. « Le moindre véhicule de passager reçoit des pierres », raconte l’étudiant. Des sources font état également de morts déjà enregistrés côté manifestants.

Un manifestant blessé
Un manifestant blessé

A Kinshasa la confusion est pratiquement née dans la revendication des jeunes.  L’on apprend qu’ils revendiquent le départ du président Kabila, car ils l’accusent d’être le responsable de « la misère des kinois ». Les quartiers sont presque tous militarisés, apprend-on. Des actes de pillages ont déjà été enregistrés.

Des gaz lacrymogènes, des grenades, des tirs à balles réelles, sont utilisées par la police pour disperser les manifestants. L’Assemblée national est quadrillée par une onde de policiers, qui ont en face d’eux des manifestants qui jettent des pierres. L’on apprend que la garde présidentielle a été déployée pour protéger le parlement.

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Des pneus brûlés

Lambert Muende, le porte-parole du gouvernement, confirme que l’ordre a été donné de disperser les manifestants « pour les empêcher d’atteindre l’Assemblée nationale » au nom « de l’inviolabilité du Parlement ». Il signale tout de même, qu’aucun tir à balles réel n’a été perpétré par la police.

Le projet de loi électorale, très controversée a été adopté par l’assemblée national, samedi 17 janvier peu après 22h30 TU par 337 députés ayant voté pour, 8 contre et 24 se sont abstenus. De nombreux députés de l’opposition, soutiennent que cette loi servira à décaler la présidentielle de 2016 et à maintenir Joseph Kabila plus longtemps au pouvoir. Ils avaient boycotté la séance.

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