Congo : Un général mis en examen pour crimes contre l’humanité

Norbert Dabira, un général de l’armée congolaise, a été mis en examen jeudi à Paris, pour crimes contre l’humanité. Il est mis en cause dans une affaire de disparitions massives survenues à Brazzaville (Congo) en 1999.

dabira
Le général Dabira a été mis en examen une première fois en août 2013, mais a introduit une demande en annulation, qui vient d’être rejetée par la justice française. La Chambre d’instruction de la Cour d’appel de Paris a confirmé la mise en examen de ce général, pour crimes contre l’humanité, soupçonné d’avoir joué un rôle clef dans la disparition de 353 personnes, survenue au port fluvial de Brazzaville en mai 1999. Ces personnes étaient des Congolais rentrant au bercail, après la guerre civile.

Cette affaire, dite des « Disparus du Beach », n’a jusqu’à présent, été élucidée. Un procès avait eu lieu à Brazzaville en 2005, mais le général Dabira et ses coaccusés ont été disculpés, au grand désappointement de la FIDH (Fédération Internationale des Droits de l’Homme), qui dénonce une justice expéditive.

Mis en examen en France en août 2013, le général Dabira avait aussitôt présenté un recours, au motif qu’une personne ne peut être jugée deux fois pour les mêmes faits. Il estimait ainsi que sa mise en examen par la justice française n’avait pas lieu d’être.

Me Clémence Bectarte, avocate de la FIDH,s’est réjouie de la décision de la justice française de maintenir la mise en examen du général congolais. Selon elle, cette décision est une «victoire pour les familles des victimes de ce drame, car elle leur permet de garder l’espoir de connaître un jour la vérité ».

Pour l’heure, le général Dabira doit se présenter devant la juge d’instruction afin d’être interrogé et de donner des explications, en attendant l’ouverture éventuelle d’un procès.

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