Soudan : Mandat d’arrêt de la CPI contre Abdallah Banda

La Cour pénale internationale (CPI) a lancé un mandat d’arrêt contre le chef rebelle soudanais Abdallah Banda, accusé d’avoir attaqué une base de l’Union Africaine (UA) au Darfour en 2007.

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Initialement, M. Banda était visé par une simple citation à comparaître devant la CPI. Après s’être présenté devant la Cour en 2010 pour une audience de procédure, il n’y est plus jamais retourné. En conséquence, la date de son procès a été reportée à plusieurs reprises.

Aussi, la Cour a-t-elle jugé nécessaire d’émettre un mandat d’arrêt, afin d’obliger le chef rebelle à être présent lors de son procès.

« Il n’y a aucune garantie que, dans les circonstances actuelles, M. Banda soit objectivement en mesure de comparaître volontairement », estime notamment la CPI. « Ce mandat d’arrêt, ajoute la Cour, sera transmis à tout Etat, y compris le Soudan, sur le territoire duquel pourrait se trouver M. Banda ».

M. Abdallah Banda est tenu pour responsable d’une attaque perpétrée le 29 septembre 2007 contre une base de la Minuas (Mission de l’Union Africaine au Soudan) dans le nord du Darfour. Selon la CPI cette attaque avait fait 12 morts et 8 blessés graves.

Pour rappel, le Darfour, région située à l’est du Soudan, est en proie depuis 2003 à un conflit meurtrier ayant fait, selon l’ONU, plus de 300.000 morts et 2,7 millions de déplacés. Des chiffres revus à la baisse par le gouvernement soudanais qui fait plutôt état de 10.000 morts.

La CPI a indiqué avoir sollicité l’aide du gouvernement soudanais pour en vue de s’assurer de la présence de M. Banda à la Haye, mais selon certaines sources, «  cette aide n’est pas en cours ».

Outre Abdallah Banda, la CPI a émis des mandats d’arrêts contre plusieurs hauts responsables soudanais, dont le président Omar El Béchir.

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