Niger : Un scrutin calme mais peu massif

La junte militaire au pouvoir au Niger depuis le 18 février 2010 a tenu sa promesse de rétrocéder les rênes du pays aux civils. Ce lundi 31 janvier, 6,7 millions de nigériens étaient conviés aux urnes pour désigner non seulement leur futur président mais aussi les députés qui vont les représenter au Parlement.  Le général  Salou Djibo, chef de la junte,  malgré qu’il n’était pas candidat à ce scrutin, a montré l’exemple en votant à la mairie de Niamey.  Il en a profité pour appeler les nigériens à « voter massivement », qualifiant ses élections de « nouveau départ » pour le pays. Selon certains constats de fin de journée, cette invitation n’a pas vraiment eu d’écho favorable dans la capitale nigérienne, mais plutôt dans certaines villes de l’intérieur du pays où une forte mobilisation était visible. Mais, dans l’ensemble, les élections se sont passées dans le calme.

En ce qui concerne la magistrature suprême, les électeurs ont dû choisir parmi dix candidats dont 4 font figure de favoris. Il s’agit de Mahamadou Issoufou, l’opposant historique, qui a gagné les dernières élections municipales du 11 janvier.  Il était aux prises avec Seini Oumarou, ancien Premier Ministre de Mamadou Tandja, le président déchu (2007-2009). Un autre des anciens chefs de gouvernement de celui-ci, Hama Amadou (2000-2007), est aussi en lice. L’ancien président, Mahamane Ousmane (1993-1996), ferme le quarto. Bien qu’il faille attendre jusqu’à la fin de la semaine pour connaître les résultats provisoires, les alliances se sont déjà formées. Ainsi, pour vaincre M. Issoufou, lequel semble avoir déjà un pas au second tour selon tous les pronostics, ses trois adversaires les plus sérieux se sont d’ores et déjà engagés à soutenir celui d’entre eux qui passera le cap du premier tour.

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