Ethiopie : Deux morts dans un attentat à la bombe

Des-miliciens-d-Al-Chabaab-patrouillant-a-Mogadiscio-debut-juillet.-Ce-groupe-lie-a-Al-Qaida-detient-desormais-les-deux-otages-francais._pics_390L’Ethiopie a été la cible d’un attentat terroriste. Une bombe a explosé dans un quartier huppé de la capitale, Addis Abeba .Le bilan s’élève à deux morts et plusieurs blessés, à Bole, non loin du stade où se déroulait le match de qualification pour la coupe du monde.

Pour l’instant, aucune revendication n’a encore été annoncée mais les autorités penchent sur la thèse terroriste. Le fait qu’il s’agisse d’une bombe qui explose en période d’éliminatoire du Mondial, non loin du stade, vient confirmer cette thèse. Le pays est déjà en proie à des groupes rebelles localisés au sud-est de son territoire. Les autorités disent avoir déjoué plusieurs tentatives au cours des deux dernières années. Certains  analystes de la région pensent qu’il pourrait s’agir d’une ramification des forces rebelles, derrière cet attentat. D’autres pistes sont également exploitées. Mais la seconde thèse qui retient l’attention des enquêteurs est orientée vers les Al  Chabaab de Somalie.

En effet, ces derniers prennent de plus en plus d’ampleur dans la région. Après la prise d’otages du centre commercial West Gate, Al Chabaab semble avoir gagné  du terrain  en lançant des menaces en l’encontre de plusieurs gouvernements. Cet attentat, en pleine rencontre de football, constitue une cible de choix pour Al Chabaabs  décidés à s’attaquer principalement aux symboles de l’Occident. Ce n’est pas la première fois qu’ils agissent en dehors des frontières somaliennes. En 2011, l’explosion d’une bombe à Addis-Abeba a conduit les enquêteurs vers la piste islamiste d’Al-Chabaab.

L’extrémisme religieux continue à s’enraciner en Afrique. La faiblesse des armées du Continent à lutter contre cette nébuleuse, peut conduire à une séreuse implantation de la mouvance terroriste. En vue de combattre de pareilles attaques terroristes, une solution globale doit être envisagée par l’Union Africaine et les Nations Unies. Les analystes restent cependant sceptiques et craignent que la situation ne s’empire.

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