Sierra Leone – Chine : des projets d’infrastructures

XxjwsfF000019_20130222_BJPFN1A001Le président de la Sierra Leone Ernest Koroma vient d’annoncer la signature de divers contrats de constructions avec des entreprises chinoises. Il a conclu ces accords lors de son récent séjour d’une semaine dans l’Empire du Milieu.

8 milliards de dollars, telle est la valeur des contrats ramenés de Chine par le chef d’Etat sierra léonais. M. Koroma a décidé de faire confiance aux entreprises chinoises, lesquelles sont chargées de doter le pays ouest-africain d’infrastructures modernes. Plus précisément, il est prévu la construction d’un aéroport international et la mise en place d’une ligne ferroviaire. En dehors de ces deux principaux projets, beaucoup d’autres initiatives relevant de l’industrie minière font partie du cahier des charges des partenaires chinois.

Quant au budget réservé à chaque chantier, 300 millions de dollars seront investis dans la construction du nouvel aéroport international. Selon ce qui est prévu, il sera situé à 60 km de la capitale, Freetown. Un chantier dont s’occupera la société International Railway Company. C’est le projet conjoint de construction d’un port, d’une mine, d’une centrale électique et d’une voie ferrée de 250 km de long qui se taille la part du lion, avec 1,7 milliard de dollars. Une enveloppe qu’empochera le groupe énergétique Kingho, qui a réussi à décrocher à ce gros contrat. Il est aussi prévu de tracer une voie ferrée entre la région minière de Tonkolili (nord) et la ville de Sulima (sud), toujours grâce à un financement chinois.

Bien entendu, ce n’est pas gratuitement que la Chine investit autant en Sierra Leone. Si cet Etat, meurtri par 11 longues années de guerre civile, figure parmi les plus pauvres du monde, il possède tout de même un atout, à savoir, son sous-sol. Celui-ci regorge de multiples matières minières, dont le diamant et l’or, bonnes monnaies d’échange pour acquérir des infrastructures.

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