Somalie : La course au pétrole sape les efforts de paix

0f6ed08c80e5432fc10de01bcb0d7da9_LUn rapport des Nations Unies vient de tirer la sonnette d’alarme sur une bombe à retardement qui se construit progressivement en Somalie. Depuis quelques mois, l’attribution des titres d’exploitation pétrolières se fait dans un désordre qui sera bientôt la source de guerre tribale pouvant anéantir les efforts consentis jusque là. Le rapport insiste sur la nécessité d’une législation claire avant de commencer ces attributions, cela permettra de prévenir différents conflits postérieurs. Apparemment les groupes pétroliers ne l’entendent pas de cette oreille, chacun y va pour son propre compte, pourvu de profiter autant que possible de cet or noir quelque soient les conséquences.

Pour illustrer les difficultés en la matière, le rapport prend l’exemple des textes contradictoires sur les prérogatives du gouvernement central et des régions. Au regard de la constitution provisoire datant de l’année dernière, la décentralisation donne aux administrations régionales la possibilité de négocier les contrats pétroliers alors que selon la loi pétrolière de 2008, une loi qui reste en vigueur, c’est au gouvernement central que revient cette tache. Le scénario catastrophique serait celui où le gouvernement central attribuerait l’exploitation à une entité différente de celle choisie par l’administration régionale.

Actuellement, des sociétés qui avaient décroché des contrats avant la guerre civile s’organise pour rentrer dans leurs droits, tandis que des régions à forte autonomie telles que le Somaliland ont déjà attribués des blocs pétroliers empiétant sur ceux déjà accordés avant la guerre civile. Il est de notoriété publique que plusieurs grosses multinationales en Afrique ont financé des guerres pour gagner ou conserver leurs intérêts  Le scénario pourrait se reproduire en Somalie parce que l’on signale déjà des affrontements entre clan rivaux pour le contrôle du pétrole. Cette course à l’or noir se doit d’être maitrisée dès maintenant, autrement, le pays cours à la catastrophe.

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