Cameroun : production de Gaz et de condensats

bowlevenSelon des responsables de la société britannique Bowleven, les travaux d’exploitation du gisement de gaz d’Etinde pourront commencer dans les jours à venir. La première opération d’exploitation consistera à fournir en gaz, une unité de production d’engrais appartenant à l’industriel allemand Forrestaal. L’exploitation des gisements d’Etinde prenait du retard, faute de source de financement. Elle occasionnait donc des pertes évaluée à près de 77 millions de dollars en 1 année. Le partenariat avec Ferrostaal ainsi qu’un accord avec le groupe de services pétrolier britannique Petrofac permettent de résoudre ce problème. Dans cette optique, Bowleven a pu juguler ses pertes et les réduire jusqu’à environ 13 millions seulement par an. Aussi, le démarrage des forages présage des jours meilleurs. Pour ce qui est des parts dans l’exploitation du gisement, 3 associés en détiennent la totalité, à savoir Bowleven, le gouvernement camerounais ainsi que le suisse Vitol. Bowleven est l’actionnaire majoritaire avec 60% des parts tandis que le gouvernement camerounais et le négociant vitol détiennent chacun 20% des parts. L’accord passé avec Petrofac couvrira près de 56% des fonds nécessaires au lancement du projet. En effet, le coût total d’investissement nécessaire aux travaux d’investissement est évalué à environ 900 millions de dollars et la contribution apportée par Vitol s’élève à environ 500 millions de dollars. L’accord avec Petrofac stipule que ce dernier bénéficiera d’une quote-part dans les bénéfices futurs de l’exploitation. C’est la première fois que deux entreprises dans le secteur minier signe un contrat semblable, de nature semi-actionnariale où l’on partage les risques, sans prise de part réelle dans la structure actionnariale du bénéficiaire. Par ailleurs le contrat demeure profitable pour les deux partis. A travers cette opération, le pétrolier britannique pense pouvoir réaliser des profits de l’ordre de 866 millions de dollars. Les premières productions de gaz et de condensat sont attendues pour l’année 2016.

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