Gabon : fonds souverains et intérêts de la CEMAC

le Gabon fait partie des pays africains qui ont décidé de se doter de fonds souverains qui permettrons aux autorités en place d’augmenter la capacité de financement du pays et diversifier son panier d’investissement. L’initiative a fait ses preuves pour des Etats émergeant tels que le Brésil  le Venezuela ou encore le Qatar, son application présente cependant quelques complexité à dénouer pour sa réussite au pays d’Ali Bongo. c’est dans ce cadre que s’est tenu dernièrement à Libreville une rencontre entre experts de divers partis concernés pour élaborer une stratégie pouvant protéger à la foi les intérêts individuels et collectifs. Des spécialistes d’autres institutions financières internationales telles que la Banque Mondiale ou le Fonds Monétaire International étaient également conviés à la rencontre pour y apporter leurs savoir-faire. En effet le Gabon en tant que membre de la zone CEMAC, communauté économique des Etats de l’Afrique centrale, voit sa politique de gestion de devise lié à celle de la problématique de rapatriement des avoirs en devises des Etats membres. Une création non concerté de fonds souverains conséquent risquerait de créer des interférences avec la politique monétaire commune en induisant des dysfonctionnements dans la politique commune de change et de convertibilité de la monnaie CFA dont la réglementation est régit par la BEAC, Banque des Etats de L’Afrique Centrale. Pour des raisons d’intégration économique les pays de la CEMAC sont signataire des accords monétaires qui prévoient la mise en commun des réserves à la Banque commune.

Rappelons que l’objectif retenu par les autorités gabonaises pour ces fonds souverains est de 762 millions d’euros. Son financement s’articule autour d’un prélèvement de 10% sur les recettes pétrolières annuelles et une ponction de 50% de toutes les recettes budgétaires en dépassement sur les prévisions officielles ayant servi de base de calcul pour la loi de finance en cours ainsi que les dividendes des participations financières de l’Etat.

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