Bénin : du mieux dans les recettes publiques

Selon un rapport du Conseil d’analyse économique, les recettes publiques béninoises ont augmenté en 2011. Tout de même, les auteurs du document ont dégagé des points à maîtriser pour que ces sources de revenus soient encore plus rentables. Les recettes publiques ont représenté 17,6 % du PIB béninois l’année dernière. Comparé aux 15,3 % de 2001, soit une décennie avant, elles ont évolué de 2,3 %. Pour cause, le Conseil d’analyse économique a relevé 3 avancées : l’informatisation des régies financières, le renforcement des capacités des différents acteurs et, enfin, les diverses réformes économiques entamées. De ces recettes publiques, celles issues des contributions fiscales en constituent 90 %. Ainsi, ce type de recettes a contribué, en moyenne, à hauteur de 15,4 % au PIB. Même si ce taux est inférieur au seuil fixé de 17 % dans l’Union Economique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA), il mérite d’être salué. Toujours dans le segment des recettes fiscales, les impôts indirects en constituent la plus grande part (67 %). Ceux-ci ont été largement tirés vers le haut par la taxe sur la valeur ajoutée (TVA).  Bien que ces résultats soient globalement satisfaisants, l’Etat béninois peut mieux faire encore. Pour preuve, les régies financières locales ne sont toujours pas des modèles d’organisation. En outre, elles souffrent du manque de moyens autant humains que matériels. Par ailleurs, le Bénin n’est pas encore maître de toutes ses limites territoriales. Ce qui entretient toutes sortes de trafic et de contrebande. Enfin, les recettes sont toujours grignotées par l’immensité de l’économie informelle.

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