Sida en Afrique du sud : des promesses aux concrétisations

La politique de l’Afrique du Sud, pays comptant 5,7 millions de séropositifs, par rapport au SIDA a été longtemps critiquée. Sous Thabo Mbeki, le gouvernement, niant le lien entre VIH et développement du Sida, prônait un régime alimentaire à base de légumes pour soigner la maladie. Cela aurait coûté la vie à 350 000 personnes. Soucieux de redorer l’image de l’exécutif sud-africain à ce sujet, l’actuel président, Jacob Zuma, a amorcé, en Avril dernier, une grande campagne contre le Sida sur toute l’étendue du territoire avec comme objectif d’amener le tiers de la population à se faire dépister, soit 15 millions de personnes, et ce, d’ici juin 2011. Pour ce faire, tous les hôpitaux publics devraient être à même d’assurer les analyses et la distribution des antirétroviraux. Aujourd’hui, l’Afrique du Sud dispose du programme contre le VIH le plus important au monde. Ces sept derniers mois, environ 4,6 millions de sud-africains ont été testés pour 800 000 cas positifs. Ces statistiques confirment qu’un sud-africain sur cinq est séropositif. Concernant la prise en charge des séropositifs,grâce à la multiplication d’établissements agréés de distribution d’antirétroviraux, plus de 200 000 d’entre eux ont bénéficié des médicaments depuis le mois d’avril, ce qui porte le total de malades sous antirétroviraux à un million. Ces résultats, certes éloquents et très encourageants, ne trompent pas la vigilance des autorités. Ainsi, elles continuent à marteler que, dans la lutte contre le Sida, la prévention reste leur principale arme.

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