Sénégal : La success–story de Kédougou

En l’espace de quelques années, la zone aurifère de Kédougou a beaucoup gagné en importance. C’est actuellement l’une des principales directions des groupes miniers en Afrique de l’Ouest. Bien entendu, avec la hausse des cours de l’or – 1664 dollars l’once en début 2012 -, cela ne pouvait qu’arriver. Mais, il n’y a pas que ça : les autorités sénégalaises ont joué un rôle prépondérant à la situation en adoptant des mesures plus qu’incitatives. A Kédougou, tout permis d’exploitation peut être assorti d’exonération fiscale valable jusqu’à 7 ans. En plus, le Ministère des Mines octroie un droit de rétention aux détenteurs de titres miniers. En cas de quelque empêchement, ceux-ci peuvent disposer de deux ans avant de commencer l’exploitation d’un gisement d’or. Dans un environnement pareil, les investissements ne peuvent que se succéder. En ce moment, seules Sabodala Gold Operations (SGO), filiale du canadien Teranga Gold Corporation, et Oromin Joint Venture, un groupe de même nationalité, exploitent à Kédougou. D’ailleurs, la seconde compagnie a récemment découvert un gisement de 45 tonnes d’or exploitables, après avoir investi 140 millions de dollars dans les prospections. Bientôt, cet oligopole prendra fin. Pour cause, trois autres compagnies – l’australien Bassari Resources, le canadien Axmin et le sud-africain Randgold Resources, ont pu décrocher des permis de recherche. Et, derrière, d’autres sociétés minières sont à l’affût. Conscient de cet intérêt, l’Etat sénégalais souhaite en profiter : outre la vente des permis de recherche et d’exploitation respectivement à 1 500 et 15 000 dollars, le gouvernement sénégalais, qui bénéficie déjà d’une participation gratuite de 10 % dans chaque société minière, veut également un pourcentage de production supérieur à 10 %.Par ailleurs, les exonérations seront réduites dans un avenir très proche. Espérons que cela ne découragera pas les investissements.

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