Le Sénégal veut plus d’aires marines protégées

Lundi dernier, le Conseiller Technique du Ministre sénégalais de l’Environnement et de la Protection de la Nature, M. Oumar Bâ, a déclaré que le gouvernement souhaite faire passer le taux de couverture national de son réseau des Aires Marines Protégées (AMP) à 17 % d’ici 2020. C’était à l’occasion de l’Assemblée Générale du Réseau des Aires Marines Protégées de l’Afrique de l’Ouest (RAMPAO), une réunion qui a porté sur le fonctionnement de cette structure et sur le Programme Régional des Zones Côtières et Marines (PRCM). Le Sénégal subit de plus en plus de pressions nationales comme internationales à propos de la préservation de ses ressources halieutiques. Selon ses détracteurs, celles-ci sont largement surexploitées. Ce qui a un impact considérable sur leur biodiversité. D’ailleurs, à titre illustratif, il a été récemment constaté que certaines espèces de poissons sénégalais – comme le « thiof » – s’éteignent. Et, en plus de cela, la pollution, lot de l’urbanisation, la destruction de la végétation et l’exploitation minière accroissent le phénomène. Aussi, le gouvernement sénégalais souhaite réagir. De 5 Aires Marines Protégées, qu’il compte actuellement, il envisage d’en atteindre une dizaine en 2020. Mais, avant d’en arriver là, le Sénégal devra déjà s’atteler à réorganiser les AMP opérationnelles car celles-ci éprouvent de sérieuses difficultés de fonctionnement. Pour cause, les ressources humaines montrent souvent des insuffisances en nombre et en compétence. De plus, elles sont rarement fédérées derrière un objectif commun. Enfin, les AMP ne disposent guère de plans de gestion. Des écueils à résoudre pour que l’impact des AMP d’aujourd’hui et de demain soit réel.

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