Nigeria: Les indépendantistes pro-Biafra en ordre de bataille derrière leur leader Nnamdi Kanu

Le Mouvement indépendantiste pour les peuples indigènes du Biafra (Ipob), qui prône la sécession du sud-est du Nigeria, a réclamé ce mercredi “justice” et un «procès équitable» pour son leader Nnamdi Kanu qui vient d’être arrêté après quatre ans de cavale.

«Nous rappelons au gouvernement du Nigeria et à ses agences de sécurité que notre leader mérite la justice et un procès équitable», a déclaré son porte-parole, Emma Powerful dans un communiqué. «S’il lui arrivait quelque chose de fâcheux, le gouvernement nigérian en serait tenu pour responsable», a-t-il averti. 

Le chef de l’Ipob a été arrêté et rapatrié au Nigeria pour y être jugé. L’homme de 53 ans, disparu depuis un raid de l’armée à son domicile fin 2017, alors qu’il était en liberté sous caution, a été présenté mardi devant la justice, qui a autorisé son incarcération et annoncé que son procès pour «terrorisme» se tiendrait en juillet.

Kanu est accusé «de terrorisme, de trahison, de gestion d’une société illégale, de publication de documents diffamatoires et de possession illégale d’armes à feu», a rappel dans un communiqué, le ministre nigérian de la Justice, Abubakar Malami.

L’ex-Biafra, région du sud-est essentiellement peuplée par la communauté Igbo, fut le théâtre d’une sanglante guerre civile entre 1967 et 1970. Après la mort de plus d’un million de personnes, notamment de famine, et l’échec de la rébellion, la « République du Biafra » avait fini par réintégrer le Nigeria.  Mais les velléités indépendantistes n’ont pas disparu.

Depuis le début de l’année, au moins 127 policiers ou membres des forces de sécurité ont été tués et une vingtaine de postes de police et des bureaux de la Commission électorale ont été pris d’assaut dans cette région du sud-est du Nigeria, selon des médias locaux. 

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