Londres proclame des sanctions contre quatre responsables sécuritaires du Zimbabwe

Le Royaume-Uni a imposé des interdictions de voyage, des gels d’avoirs et d’autres sanctions économiques à quatre chefs de la sécurité du Zimbabwe qu’il accuse d’être responsables de graves violations des droits humains.

«Ces sanctions envoient un message clair selon lequel nous tiendrons pour responsables, les coupables des violations les plus flagrantes des droits de l’Homme, y compris la mort de Zimbabwéens innocents», a déclaré Dominic Raab, le ministre britannique des Affaires étrangères, dans un communiqué.

Des sanctions sont imposées au ministre zimbabwéen de la Sécurité de l’Etat, Owen Ncube, au chef des renseignements, Isaac Moyo, au Commissaire général de police, Godwin Matanga et au Commandant de la Garde présidentielle, Anselm Sanyatwe.

Selon Dominic Raab, les quatre dirigeants seraient responsables de la mort de 23 manifestants zimbabwéens depuis 2018.

«Les sanctions signifient que les fonctionnaires ne sont plus en mesure de se rendre librement au Royaume-Uni, de canaliser de l’argent via les banques britanniques ou de tirer profit de notre économie», a déclaré Dominic Raab, ajoutant que les «mesures restrictives ne ciblent ni ne visent à impacter l’économie au sens large et la population du Zimbabwe».

«Ces personnes seraient responsables des pires violations des droits de l’Homme contre le peuple du Zimbabwe depuis que le président Emmerson Mnangagwa a pris le pouvoir en novembre 2017, notamment une répression parrainée par l’Etat contre les manifestations en janvier 2019 qui a entraîné la mort de 17 Zimbabwéens et des violences postélectorales en août 2018, au cours desquelles six manifestants ont perdu la vie», a-t-il expliqué.

Fin août 2020, les ambassadeurs de plusieurs pays occidentaux au Zimbabwe, dont les Etats-Unis et le Royaume-Uni, ont exprimé leur «vive préoccupation» après une vague de répression ordonnée par le régime, lors d’une manifestation, interdite pour cause de pandémie du coronavirus, dénonçant la corruption et la crise catastrophique que traverse le pays.

Parmi eux figurent le vice-président du principal parti d’opposition du pays, le Mouvement pour un changement démocratique (MDC), Job Sikhala, le chef du petit parti ‘Transformer le Zimbabwe’, Jacob Ngarivhume, ou le journaliste et lanceur d’alerte Hopewell Chin’ono.

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