Zimbabwe : Trois personnes tuées par la police dans des manifestations post-électorales

Au moins trois personnes ont été tuées lors de manifestations post-électorales mercredi à Harare, après l’intervention de l’armée à balles réelles contre des partisans de l’opposition qui dénonçaient des fraudes aux scrutins de lundi.
«La police de la République zimbabwéenne voudrait confirmer la mort regrettable de trois personnes pendant les émeutes et la mêlée qui s’est produite dans le centre de Harare», a déclaré la porte-parole de la police Charity Charamba à la télévision nationale.
C’est la publication des premiers résultats des législatives par la commission électorale (ZEC) qui a déclenché les violences. Sur 153 des 210 circonscriptions du pays, « la Zanu-PF obtient 110 sièges, tandis que le MDC (Mouvement pour le changement démocratique) obtient 41 sièges ». Selon ces chiffres, la Zanu-PF a donc obtenu la majorité absolue à la chambre basse.
Dès l’annonce de ces résultats jugés « frauduleux » par l’opposition, des barricades ont été érigées dans Harare avec des blocs de béton et des pierres. Auparavant, la police avait fait usage de gaz lacrymogènes et de canons à eau pour tenter de disperser la foule massée devant des bureaux temporaires de la commission électorale.
Ni la Zanu-PF ni le MDC n’ont immédiatement réagi à ces premiers résultats officiels des législatives, mais le patron du MDC, l’opposant Nelson Chamisa, a affirmé sur son compte Twitter que les résultats de la présidentielle étaient en train d’être truqués.
Soucieux de se démarquer de son ex-mentor, Robert Mugabé, le président Emmerson Mnangagwa avait promis des élections justes, pacifiques et transparentes et avait invité des observateurs, aux élections présidentielle, législatives et municipales de lundi, les premières depuis la chute de Robert Mugabe.

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