Londres compte aider la Libye dans sa lutte contre l’immigration clandestine

La Libye, plongée dans le chaos politique et sécuritaire et confrontée à un afflux massifs de migrants africains candidats clandestins à l’immigration vers l’Europe, va bénéficier «de l’expertise technique et du soutien pratique du Royaume-Uni» dans sa lutte contre l’immigration clandestine, a déclaré ce lundi, secrétaire d’État britannique au Moyen-Orient et à l’Afrique du Nord, Alistair Burt, lors d’une visite à Tripoli.
« Nous avons discuté de la façon dont nous pouvions aider (…) ceux qui travaillent dans un domaine aussi difficile afin qu’ils bénéficient de l’expertise technique et du soutien pratique du Royaume-Uni », a déclaré Alistair Burt, soulignant l’importance de travailler notamment sur les routes empruntées par les migrants d’Afrique subsaharienne vers la Libye.
Ce travail consiste à persuader les migrants de rebrousser chemin en leur expliquant «qu’il y a un risque d’exploitation, qu’ils ne doivent pas entreprendre le voyage», a-t-il expliqué, ajoutant que «cela aiderait à changer la dynamique de ce flux».
La situation des migrants africains en Libye est extrêmement difficile. Des centaines d’entre eux sont détenus dans des conditions inhumaines et certains sont torturés par des milices qui réclament des rançons à leurs familles. «Ce qui doit être arrêté, c’est le trafic (…) des personnes exploitées et qui offrent (…) d’importantes sommes d’argent à des bandes criminelles» pour payer leur voyage, a souligné le responsable britannique.
Lors de sa brève visite à Tripoli, Burt a abordé ce sujet notamment avec le chef du gouvernement d’union nationale, Fayez al-Sarraj et l’émissaire de l’ONU pour la Libye Ghassan Salamé.
Par ailleurs, la Libye, le Niger, le Soudan et le Tchad, ont convenu la semaine dernière de coordonner les actions de leurs forces armées pour lutter contre la criminalité transnationale dans le Sahel.

Ils ont convenu de mettre en place un mécanisme de coopération en matière de sécurisation des frontières et de lutte contre la criminalité transnationale organisée, indique un communiqué publié à l’issue d’une réunion à Niamey des ministres de la Défense, de l’Intérieur et des Affaires étrangères des quatre pays.

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