Le président zimbabwéen réitère son appel aux investisseurs étrangers

Le président zimbabwéen Emmerson Mnangagwa a réitéré mercredi, dans  son discours sur l’état de la nation devant les parlementaires, son appel aux investisseurs étrangers à revenir dans son pays, en leur promettant une économie «transparente» débarrassée de la corruption.

Emmerson Mnangagwa a assuré que son « gouvernement est déterminé à ouvrir le pays aux investisseurs en construisant une économie libre et transparente». Il en veut pour preuves, les reformes en cours, notamment une révision «en profondeur des lois et des politiques pour relancer les investissements étrangers directs dans notre économie».

Le président a aussi appelé les commerçants à un esprit patriotique en évitant d’augmenter leurs prix, dans le but de compenser la chute de la valeur de la monnaie émise par les autorités sous forme de « billets d’obligation » par rapport au dollar américain.

Soucieux de redresser le Zimbabwe, au bord de l’asphyxie financière et frappé par une inflation inquiétante et un taux de chômage catastrophique (90%), M. Mnangagwa a par ailleurs promis « la tolérance zéro » pour la corruption décrite comme « la principale cause de certains des problèmes du pays ».

Le président Mnangagwa a lancé la semaine dernière un ultimatum de trois mois aux entreprises et aux particuliers pour rapatrier tous les capitaux illégalement sortis du pays.

«Le but de mon gouvernement est de bâtir un nouveau Zimbabwe sur les valeurs cardinales d’honnêteté, de transparence, de responsabilité et de travail », a-t-il assuré mercredi.

Mnangagwa, 75 ans, a été investi chef de l’Etat après la démission, le 21 novembre, de Robert Mugabe, 93 ans, poussé vers la sortie par un coup de force de l’armée. Mais la formation d’un gouvernement avec l’entrée de militaires et des proches de Robert Mugabé, a été vivement critiquée et pourraient refroidir les ardeurs des investisseurs.

Des élections présidentielles et législatives sont prévues d’ici août 2018 au Zimbabwe. La Zanu-PF a désigné M. Mnangagwa comme son candidat à la fonction suprême.

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