Premier remaniement du gouvernement au Zimbabwe sous le mandat de Mnangagwa

A peine nommé, le premier gouvernement au Zimbabwe du nouveau président Emmerson Mnangagwa, a connu son premier remaniement avec le remerciement des ministres du Travail, Clever Nyathi et de l’éducation, Lazarus Dokora.

Si ce remaniement était nécessaire «pour s’assurer du respect de la Constitution» et pour des considérations notamment liées «au genre et à la démographie», selon un communiqué du gouvernement, la composition même du gouvernement avait suscité de nombreuses critiques.

Lazarus Dokora remplacé au portefeuille de l’Education par le professeur Paul Mavima, un député du parti au pouvoir Zanu-PF, avait notamment fait l’objet de vives critiques pour ses réformes controversées du système éducatif depuis 2013, sous le régime du président déchu Robert Mugabe. En février déjà, 500.000 Zimbabwéens avaient signé une pétition pour réclamer sa démission.

Le président Mnangagwa a également remplacé Clever Nyathi, ministre du Travail, par une députée de la Zanu-PF, Petronella Kagonye. Nyathi a été nommé conseiller spécial pour la réconciliation nationale.

L’annonce jeudi soir du gouvernement du nouveau président, qui ne compte aucun membre de l’opposition, a laissé place au pessimisme, tant les Zimbabwéens espèrent au changement depuis qu’Emmerson Mnangagwa, ancien bras droit de Robert Mugabe, a pris la tête du pays le 24 novembre.

Des militaires de haut rang se sont vus récompensés pour leur rôle déterminant dans la désmission de Robert Mugabe et l’accession d’Emmerson Mnangagwa à la présidence, en obtenant des ministères clés.

Le général Sibusiso Moyo, qui avait annoncé dans la nuit du 14 au 15 novembre le coup de force militaire, s’est vu confier les Affaires étrangères. Le président Mnangagwa a aussi reconduit plusieurs ministres de Robert Mugabe.

Le portefeuille de l’Information a été confié au chef de l’association des anciens combattants et ex-conseiller spécial du président, Chris Mutsvangwa qui avait mobilisé la population contre le régime Mugabe.

Le président Emmerson Mnangagwa devra encore désigner deux vice-présidents, après un congrès extraordinaire de la Zanu-PF mi-décembre. En attendant, la cérémonie d’investiture du gouvernement doit avoir lieu ce lundi à Harare.

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