L’ONU ferme définitivement sa mission de paix en Côte d’Ivoire

La descente du drapeau de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) a marqué, ce jeudi, la fin définitive de cette mission de maintien de la paix qui aura passé un peu plus de 13 années dans le pays.

La fin de la mission de paix de l’ONUCI en Côte d’Ivoire a été officialisée ce jeudi par une cérémonie de descente du drapeau onusien, au siège de la mission, en présence du ministre d’Etat, ministre ivoirien de l’Intérieur, Hamed Bakayoko, de la Représentante Spéciale du Secrétaire général des Nations unies, Aïchatou Mindaoudou, chef de l’opération et des ambassadeurs de France, de Grande-Bretagne.

Pour l’occasion, le ministre d’Etat Hamed Bakayoko a exprimé la «gratitude» du gouvernement et du peuple ivoirien à l’ONUCI pour «le travail accompli», une mission qui a été accomplie avec succès a permis à la Côte d’Ivoire de retrouver la paix, a dit Bakayoko à l’adresse de Mme Aïchatou Mindaoudou.

Pour la Représentante Spéciale du Secrétaire général de l’ONU, «ce succès aurait été impossible sans l’engagement du gouvernement et de l’ensemble des populations à aller vers la paix».

La Résolution 2284 des Nations Unies met fin, vendredi, à la mission de paix de l’ONUCI qui a transféré ses fonctions résiduelles au Gouvernement ivoirien et aux différents partenaires. Mme Aïchatou Mindaoudou a été reçue à cette occasion, par le Chef de l’Etat, Alassane Ouattara.

Mais pour Pascal Affi N’guessan, président du Fpi (opposition) cette fin de mission laisse un goût d’inachevé.

« J’ai été convié hier soir à l’ambassade de Chine à un dîner d’au revoir à l’intention de Aichatou Mindaoudou. J’ai eu l’occasion d’échanger avec elle. Elle a beaucoup contribué en termes d’intermédiation entre le pouvoir et l’opposition pour la libération de plusieurs détenus politiques, le dégel des comptes et à l’apaisement dans le cadre du dialogue républicain. De ce point de vue, nous remercions Madame Aichatou Mindaoudou pour ses bons offices ».

Malheureusement, a-t-il déploré, Mindaoudou «bien souvent, elle s’est butée à la cécité politique du gouvernement qui n’est pas allé au bout de sa logique dans le cadre de la réconciliation », ajoutant que «c’est avec regret que nous la regardons partir de la Côte d’Ivoire. C’est également avec regret que nous constatons que beaucoup de chose restent encore à faire en termes de réconciliation au moment où elle part ».

«Nous regrettons qu’elle n’ait pas pu obtenir davantage du gouvernement pour réconcilier les Ivoiriens», a déclaré le président du parti crée par Laurent Gbagbo.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.