La justice zambienne maintient l’accusation de trahison contre le chef de l’opposition

La justice zambienne a retjeté ce mercredi, la requête d’abandon des poursuites pour trahison contre Hakainde Hichilema, le chef du Parti uni pour le développement national (UPND- opposition) emprisonné depuis plus de deux semaines pour avoir tenté de perturber le passage du convoi présidentiel.

Le juge Greenwell Malumani a déclaré devant un tribunal de Lusaka plein à craquer, que « la loi ne donne pas à cette cour le pouvoir de retirer cette accusation », ajoutant que l’accusé devait adresser sa requête d’abandon des poursuites à l’instance compétente, en l’occurrence la Haute Cour de Lusaka.

Hakainde Hichilema est également poursuivi pour « insultes » et « refus d’obtempérer à une injonction policière ».  Pour ces deux charges, le juge a autorisé ce mercredi, la libération de l’accusé contre une caution de 10.000 kwachas (980 euros) et fixé au 10 mai, la date de son procès.

L’opposant reste néanmoins en détention car l’inculpation de trahison interdit toute possibilité de sa libération sous caution et risque pour ce crime, d’écoper une peine allant de quinze ans de prison à la peine capitale, selon la loi Zambienne.

Il est reproché a Hichilema d’avoir gêné le passage du convoi de son rival, le président Edgar Lungu qui était en déplacement dans l’ouest de la Zambie. L’opposant aurait également selon l’accusation, entrepris de « renverser par des moyens illégaux le gouvernement du président Lungu, à des dates inconnues entre le 10 octobre 2016 et le 8 avril 2017 ».

Vaincu aux dernières élections présidentielles, Hakainde Hichilema n’a toujours pas reconnu sa défaite alors que la Cour constitutionnelle a validé la réélection de son rival Edgar Lungu.

Défait pour la cinquième foisconsécutive à la présidentielle, (devancé de 100.000 voix, soit 2,5% des suffrages) par le chef de l’Etat sortant Edgar Lungu), l’opposant à dénoncé des fraudes massives.

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