La justice kenyane donne cinq jours aux médecins pour cesser leur grève

La justice kenyane a accordé un nouveau délai de cinq jours aux médecins et infirmiers pour mettre un terme à leur mouvement de grève qui paralyse les hôpitaux publics du pays depuis près de deux mois.

Dans ce dossier, la justice a donné raison au gouvernement qui considère le mouvement illégal au motif qu’il a été enclenché alors que des négociations salariales étaient toujours en cours.

Le 12 janvier, la juge HellenWasilwa avait donné deux semaines aux médecins et leurs représentants pour reprendre le travail, faute de quoi sept représentants syndicaux, condamné à un mois de prison avec sursis, seraient « arrêtés et emmenés en prison ».

Mais alors que cet ultimatum a expiré ce jeudi, la juge a accordé cinq jours supplémentaires pour cesser le mouvement de contestation, avant de mettre en application sa décision.

Les quelque 5.000 médecins du secteur public revendiquent une multiplication de leur salaire par quatre fois, selon un accord de négociation collective signé en 2013, mais qui n’a jamais été appliqué.

Ils ont déjà rejeté une proposition du gouvernement qui souhaite augmenter de 40% leur salaire, selon les syndicats.

Démarré le 5 décembre, la grève des médecins dans les hôpitaux publics, oblige certains malades à se diriger vers des cliniques privées trop chères pour la majorité des Kenyans.

Le quotidien kenyan The Standard soulignait récemment qu’un député gagne trois fois plus d’argent (plus de 10.000 euros par mois) que les médecins les mieux payés du pays.

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