Le procès de Simone Gbagbo reporté au 10 octobre

simone-gbagoLe procès de Simone Gbagbo, l’ex-première dame ivoirienne devant la cour d’assises d’Abidjan pour crimes contre l’humanité, a été reporté au 10 octobre prochain, à la demande de l’accusée et de ses avocats, qui ne se sont pas présentés à l’audience de ce lundi 1er août.

«Lorsque ce matin j’ai envoyé chercher l’accusée, elle a fait dire qu’elle était vraiment fatiguée et qu’elle souhaitait que nous puissions tenir compte de la requête qui avait été faite par ses conseils et lui permettre de se reposer le temps des vacances judiciaires», a expliqué à la cour, le procureur général Ali Yéo.

Conforment aux règles de la procédure en assises, l’audience ne pouvant se poursuivre, le procureur a proposé qu’une date soit fixée après les vacances judiciaires, pour reprendre cette audience, qui reprendra «le 10 octobre 2016», a déclaré le président de la cour, Kouadio Bouaki, après avoir  suspendu la séance du jour.

Le procès de l’ex-Première dame avait repris le 19 juillet après deux semaines de suspension en raison d’un malaise qui l’avait conduite à l’hôpital. Le vendredi 29 juillet, les avocats de Simone Gbagbo avaient formulé une requête à la cour, pour l’observation des vacances judiciaires, afin de permettre à leur cliente convalescente de bien récupérer avant la reprise des auditions et également leur permettre à de prendre connaissances des nouvelles pièces jointes au dossier.

Il s’en était suivie un débat avec le procureur et la partie civile qui n’étaient pas favorables à cette demande, et qui juge Mme Gbagbo, avait décidé de reporter l’audience à ce lundi.

Mme Gbagbo comparaît depuis le 31 mai devant la cour d’assises d’Abidjan, pour des faits en lien avec la crise postélectorale de 2010-2011, née par la contestation des résultats de l’élection l’actuel président Alassane Ouattra  par les partisans de l’ex-président Laurent Gbagbo.

Elle purge déjà une première peine de 20 ans de prison pour «atteinte à la sûreté de l’Etat»,  prononcée l’an dernier par un tribunal d’Abidjan.

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