Maroc : Un nouveau plan de réforme de l’investissement

casaLe roi Mohammed VI du Maroc a lancé ce lundi, à Casablanca, le nouveau plan de réforme de l’investissement qui vise à créer les conditions d’une croissance économique durable, au moment où, cette croissance a connu un recul au second trimestre cette année.

Donnant les détails de ce plan de réforme, le ministre marocain de l’Industrie, du Commerce, de l’Investissement et de l’Economie numérique, Moulay Hafid Elalamy a expliqué que ce nouveau plan s’articule autour de six principaux axes.

Le recalibrage de la Charte de l’Investissement et la redéfinition de son contenu, l’adoption de nouvelles mesures de soutien et d’incitation à l’investissement, la restructuration des organes de promotion de l’Investissement, la création d’une Direction générale de l’industrie et d’une autre dédiée au commerce, et la refonte de la stratégie digitale, sont au cœur de la réforme selon le ministre.

En ce qui concerne les nouvelles mesures de soutien et d’incitation à l’investissement, Elalamy a fait remarquer que cinq nouvelles mesures phares viennent enrichir, à travers cette réforme, le soutien à l’investissement déjà existant et permettront au Royaume de saisir de nouvelles opportunités.

Il s’agit d’un Impôt sur les sociétés (IS) à 0 % pendant 5 ans pour les industries en création, du développement d’au moins une zone franche par région, de l’octroi du statut Zone Franche, aux Grandes Industries Exportatrices, de l’obtention du Statut d’Exportateur Indirect pour les sous-traitants, de la mise en place d’appuis renforcés aux Régions les moins favorisées.

L’économie marocaine avait connu une embellie l’an dernier, avec une croissance de +4,3 % selon le FMI, portée par une très bonne saison agricole. Malheureusement, cette année, ce secteur est plombé par un important déficit pluviométrique, estimé à près de 48 % à la fin mai ce qui a générer un repli de -12,1% des activités agricoles.

Le gouvernement marocain qui pariait initialement sur une croissance de + 3 % en 2016, a dû revoir à la baisse ses estimations. Fin mai, le ministre marocain de l’Économie et des Finances, Mohamed Boussaid, a concédé que la progression du PIB du royaume devrait être en-dessous de 2 % en 2016.

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