RDC : Affrontements entre policiers et manifestants d’opposition à Kinshasa

rdc-affrontementDes affrontements entre manifestants et policiers ont émaillé la manifestation pacifique de l’opposition pour dénoncer la récente décision de la cour constitutionnelle autorisant le président Joseph Kabila à rester au pouvoir au delà du terme de son mandat.
Des heurts, qui ont fait au moins un mort, ont éclaté dans la capitale Kinshasa entre des policiers et plusieurs milliers de manifestants, et à Goma, où cette manifestation a été interdite la veille par le gouverneur.
 
De violentes manifestations ont eu lieu dans cette ville, où les protestataires ont, comme à Kinshasa, jeté des pierres aux policiers qui les ont chargés.
 
Selon Vital Awashangole, chef de la police de la province du Nord-Kivu, il y a également plusieurs blessés dont une policière grièvement touchée par balle dans un quartier au nord de la ville.
 
A Kinshasa, la manifestation autorisée mais dont le trajet a subi une modification par les dirigeants, a rassemblé plusieurs milliers de personnes. Elle a été dispersée par les forces de l’ordre qui accusaient les manifestants d’avoir dévié de l’itinéraire prévu.
 
L’opposition qui a appelé à la marche sur toute l’étendu du territoire national  jeudi, affirme pourtant que l’itinéraire convenu a été respecté et l’intervention musclée des forces de l’ordre ne se justifie pas.
 
Au Sud-Kivu, par contre, la Dynamique des partis de l’opposition en province, le Front citoyen et le G7 ont mobilisé une grande masse de la population qui a manifesté et déposé un mémorandum au gouvernorat de la province, sans qu’aucun incident n’ait été signalé.
 
Dans le reste du pays, l’appel des opposants a été entendu notamment à Bukavu Bunia, ou encore Kisangani. Au total, excepté à Goma, cette journée de mobilisation s’est globalement déroulée dans le calme.
 
Les opposants promettent de continuer leurs manifestations pour faire respecter les dispositions de la loi fondamentale du pays, qui stipule que le mandat de Joseph Kabila s’achève le 19 décembre et qu’un nouveau président doit être élu  le 20 décembre prochain.
 
La veille certains organisateurs de la marche ont été arrêtés, entre autres, à Matadi, dans le Congo-central, au sud-ouest.

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